Les étapes de fabrication du Diamant

La Joaillerie c’est avant tout un métier d’art et de passion,
qui permet un travail sur mesure.

Dextérité, ingéniosité, créativité et apprentissage sont les qualités
requises pour permettre à un bijoutier de devenir joaillier.


Il nécessite l’intervention de six professionnels, qui doivent
nécessairement travailler de concert, dans l’ordre :

Le dessinateur, 

le maquettiste, 

le fondeur, 

le bijoutier, 

le sertisseur,

le polisseur.




I/ LE DESSINATEUR


Le dessin est le point de départ de la fabrication d’un bijou.
Il se réalise au crayon puis à la gouache. Le dessin doit
être précis afin d’indiquer les pierres précieuses
présents sur le futur bijou.
 

Les mesures, épaisseurs, largeurs et hauteurs sont indispensables
à la réussite d’un design souhaité et d’une ergonomie nécessaire. 

Même si dessiner s’apprend, seuls les profils
destinés à l’art peuvent en faire un métier.

Le dessinateur doit également acquérir
une parfaite connaissance des techniques du joaillier
et du sertisseur afin que sa création soit techniquement réalisable.




Dessin sur papier



II / LE MAQUETTISTE


A/ La maquette fait main 


Avant le dessin 3D créé informatiquement,
les maquettes en cire se faisaient à la main.

Seuls des artistes sculpteurs formés à cet art sont capables de les réaliser.
 
Les outils utilisés sont la scie, le compas, la lime et la fraise.

Il doit suivre les indications du dessinateur pour obtenir le résultat le plus fidèle possible du dessin.

Il utilise un pain de cire et le taille directement à l’aide de scie, de lime et de fraise. 


B /La maquette réalisée par dessin informatique en trois dimensions


Grâce à l’utilisation de l'impression tri-dimensionnelle toutes
les formes d’objet sont réalisables : après avoir dessiné le
bijou à l’écran grâce au logiciel de modélisation 3D,
le concepteur envoie le fichier 3D obtenu
appelé « STL » vers une imprimante
spécifique (tri-dimensionnelle) qui
le découpe en tranches et
solidifie la cire couche
par couche pour
obtenir la pièce
finale. 


C'est l'empilement de toutes ces couches qui créé un volume. 

Sa conception est alors d’une extrême précision,
elle permet de réaliser des formes plus complexes que par
l’utilisation des procédés classiques de conception en cire faits main.

En séchant, on obtiendra une maquette en cire de la taille réelle du bijou à produire.



maquette 3D bijou



III/ LE FONDEUR


La fonte en 4 étapes :

    - Une fois la cire finie, elle
est fixée à un « arbre » également
en cire. Elle est montée sur une tige,
comme des branches sur un tronc d'arbre. 


  - Vient ensuite la « mise en revêtement » : 
L’arbre est inséré dans un cylindre en inox. Ce
cylindre va servir de coffrage pour la coulée du revê-
tement. (Le revêtement est un plâtre réfractaire mélangé
à 40 % d’eau dans une machine sous vide puis il est coulé dans
le cylindre étanche). 
Le plâtre va remplir les interstices entre les cires
et ainsi permettre de reproduire les plus petits détails des pièces à fabriquer.


    - Une fois le revêtement durci, le cylindre est placé au four :
le four est programmé pour un premier cycle de « décirage » à 150°
puis un deuxième de cuisson du revêtement à 750 °. Lors du décirage la
chaleur va faire fondre l’arbre de cire emprisonné dans le revêtement qui sera
évacué par l’arbre. La cire est perdue d’où l’appellation fonte cire perdue.


    - Le cylindre est ensuite récupéré pour être placé dans une machine
à fonte. L’or sous forme de granulés y est chauffé jusqu’à fusion.
La coulée de l’or est injectée dans le cylindre pour combler
les espaces laissés libres par la cire perdue.


Selon le type de métal utilisé, la température de fusion peut varier :

    - L’or atteint la fusion à 1064° mais peut varier selon les alliages utilisés.

    - La température de fusion de l’argent est 962°.

  - Le platine est fondu à une température de fusion de 1768°.




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IV /LE BIJOUTIER


Avant la technique
de la cire, le bijoutier
travaillait directement à
la main sur la base du métal. 


Ses techniques employées étaient alors, la déformation,
le pliage, le limage, le sciage, et la soudure de pièces de métaux précieux.


L’outil indispensable au bijoutier est
le chalumeau, la scie, la lime, une « pièce à main »
électrique équipée de différents embouts, fraises, meules, papier de verre, etc…


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Actuellement, 
le bijoutier intervient
lorsque le bijou sort de fonte.


Il découpe
alors les pièces fixées
sur l’arbre et les « d’ébarbe » :
c’est-à-dire qu’il élimine à la lime,
ou à la meule les défauts de surface
de la pièce sortie de fonte afin de la préparer
à être serties.



Le bijoutier va limer
l’or brut à l’aide de matériaux
abrasifs (disque abrasif, lime, papier
de verre). Cette étape est délicate, elle nécessite
l’utilisation de limes abrasives aux gros grains pour finir
avec le feutre et le coton afin de rendre toute sa brillance au bijou.


Au cours de cette étape
et selon le model du bijou on utilise
toutes sortes de limes afin d’avoir un limage
très précis : plate, ovale, aiguille….


Chaque partie du bijou doit-être nettoyée,
c’est à ce moment-là que l’on assemble les différentes
parties du bijou quand il s’agit de bijou aux formes compliquées
dont la réalisation nécessite plusieurs parties.  


Il arrive encore que le bijoutier travaille lui-même le bijou
à partir de la cire sans passer par le système 3D. Il utilise alors
bien souvent un système de moulage une fois le bijou fondu, d’ébarbé
et avant serti, afin de pouvoir reproduire son œuvre sans avoir à refaire la cire.



Le bijoutier fabrique alors un moule à l’aide d’un caoutchouc.

De la cire chaude est injectée dans le moule et les pièces en cire obtenues
sont utilisées pour reproduire la pièce avec la technique de coulée à la cire perdue.

Une fois la cire reproduite par le moule, le procédé utilisé est celui de la fonte à cire perdue
expliqué juste au-dessus.




V/ LE SERTISSEUR



Le sertissage
consiste à fixer une pierre
précieuse ou fine sur une monture
métallique, en déplaçant une partie de ce métal.


Le sertissage
est véritablement l’art
de l’assemblage puisque le
créateur ne peut ni coller ni souder les
pierres.


La seule option
est donc de positionner
les pierres dans une petite
cavité creusée spécialement puis
de rabattre le métal qui l’entoure pour la fixer.




    - Serti griffes :
Les griffes
sont des tiges en
métal sortant de la monture,
tiges que le sertisseur vient replier
en ergots sur la pierre pour la fixer. C'est
la technique qu'on utilise couramment sur les solitaires.



    - Serti grains :
C'est un petit copeau de métal
qui est poussé par une échoppe coupante
qui le sort de la masse de métal (sans l'en désolidariser)
du bijou, pour le rabattre sur le bord de la pierre. Ces grains
maintiennent fermement la pierre, se comportant comme de minuscules griffes.




    - Serti clos :
Une mince plaque de métal précieux
entoure le logement de la pierre.
On replie la feuille sur tout le
périmètre de la pierre,
la solidarisant ainsi à
la monture.




    - Serti rails :
Les pierres
sont glissées entre
deux rails, cette technique
est surtout utilisée pour les alliances.




   - Serti mystérieux / invisible :
Le terme « serti mystérieux »
est un nom déposé par la maison
de haute joaillerie Van Cleef and Arpels.
C’est une technique de sertissage qui fut inventée
par la maison Langlois vers 1929, il est par la suite breveté
comme « invisible » par Cartier en 1933.
Mais le nom est déposé
par VCA à partir de 1936. C’est une technique bien particulière qui
consiste à sertir des pierres dites calibrées sans que l’on ne voie le métal. 

Afin de réaliser cela, les pierres sont taillées d’une manière spécifique permettant
de les faire glisser entre des rails de métal en «T». Pour cela, les gemmes sont préparées
par le lapidaire et présentent près de la culasse des rigoles parallèles. Le résultat, absolument
étonnant, est très intéressant esthétiquement mais demande une collaboration très étroite en joailliers, lapidaires et sertisseurs.




   - Serti barrette :
Inventé par Francis Chirol,
un fil est placé entre deux pierres
exerçant une pression latérale sur les
deux pierres, essentiellement utilisé pour les
alliances.



VI/ LE POLISSEUR



Le polissage est la dernière étape
dans le processus de fabrication d’un bijou. 


On vise en général le « poli miroir »,
c'est-à-dire qu'aucun défaut, aucune rayure n'est visible au microscope optique.

C’est celle qui dévoile le niveau de réalisation des différents intervenants et qui doit révéler la
beauté finale du bijou. 


Chaque millimètre du bijou est méticuleusement traité par le polisseur.
Sa mission consiste à uniformiser les surfaces en les rendant les plus
lisses et réfléchissantes possible pour dégager une brillance
maximale et enlever toutes les traces liées aux différentes
phases de fabrication précédentes.



Le travail du polisseur nécessite
un outillage soigneusement entretenu,
il utilise principalement des brosses qu’il fixe
sur un tour motorisé et qu’il enduit de pâtes à polir
pour corriger les problèmes de surfaces. 


Il commence
par les brosses les plus abrasives
afin de faire un travail général puis il entame
ensuite un long travail de finition en utilisant des brosses
de plus en plus douces en coton pour finaliser la pièce.



Les polisseurs exigeants
utilisent également des fils en lin de
différents diamètres qui permettent d’accéder
aux moindres recoins du bijou : dans les chatons,
les bélières, jusque sous les pierres pour un niveau de finition
maximale.



Bien que ce travail soit indispensable
pour obtenir un résultat exceptionnel, cette technique
est malheureusement souvent négligée par les bijoutiers
car elle est longue et requiert énormément de patience.


Le polissage est d'abord mécanique;
pour les métaux, on termine parfois par un polissage
électrolytique (dissolution contrôlée de la couche superficielle).




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